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lundi 8 juin 2015

Vernal pool update

Exceptionally, today's post will be in English for all my friends following this blog from Ontario, USA and elsewhere in the world. Please forgive all the errors you will find in the text.

On June 6th, I visited my favorite vernal pool north of Boucher Forest (Gatineau, QC). Vernal pools are not well known in Québec. They are not protected under provincial regulation. With a group of friends, we try to locate and describe vernal pools in our area. This one is part of a very large wetland. It is home for wood frogs, ambystoma salamanders and fairy shrimps. 

I noticed that one area of the pool that used to be under the shade of black ash (Fraxinus nigra) is now getting more sun because of the Emeral Ash Borer. Sedge is taking advantage of it.



The middle of the pool is widely opened and dominated by sedge. It is also the deepest part of the pool: ankle to knee-hight by now. This is the place to see damselflies and dragonflies.



 Four-spotted skimmer (Libellula quadrimaculata, la quadrimaculée) dominates the pond.


Belted Whiteface (Leucorrhinia proxima, Leucorrhine apprivoisée) is also breeding here in fair numbers.



Two damselflies emerged from the pool that day: Emerald Spreadwing (Lestes dryas, Leste dryade) and Sedge sprite (Nehalennia irene, déesse paisible). Two others were breeding. Taiga bluet (Coenagrion resolutum, agrion résolu) laid eggs in sedge:


Boreal bluet (Enallagma boreal, agrion boréal) laid eggs in branches well above water-level:


But the highlight of this visit was an Harlequin darner (Gomphaeschna furcillata, Aeschne pygmée) found in a bunch of sedge. I saw this species only once in the area, two years ago (June 4th 2013), in a trail nearby. I didn't know at that time where it was breeding. I am not 100% sure, but I think this female darner was looking for a place to lay eggs. I would not say that this vernal pool is home of an Harlequin darner population, but it seems there is a potential.








mardi 16 septembre 2014

L'étang argenté en septembre

Aujourd'hui, j'ai visité mon étang vernal préféré au nord de la Forêt Boucher (Gatineau, secteur Aylmer).

L'étang est presque sec. Le sol est encore imbibé d'eau. Il reste quelques mares peu profondes, entre les scirpes et en pourtour, sous les érables argentés.  C'est donc un étang vernal dont le cycle est  long. Il ne sèche peut-être pas tous les étés.







Dans l'eau:


Gastéropodes inconnus (j'ai ramassé un pot de coquilles vides pour m'amuser cet hiver).

L'invertébré le plus gros repêché aujourd'hui (larve de corydale?). Tout le reste était beaucoup plus petit: corises et notonectes adultes, larves de Lestes sp et multitude de mini-larves non identifiées, ressemblant à des éphémères.


Une jeune salamandre



Dans l'air:


Aeschne des pénombres (Aeshna umbrosa)

Leste tardif (Lestes congener)- merci Réjean pour la correction!

Leste à forceps (Lestes forcipatus)?
Leste dryade (Lestes dryas)?


Sympétrum intime (Sympetrum internum)

Il y avait aussi des Sympétrums éclaireurs, mais davantage dans les mares le long sentier menant à l'étang. Ils me semblent préférer les mares en milieu plus ouvert et ensoleillé, alors que les Sympétrums intimes me semblent aimer les mares temporaires en bordure de forêt (mi-ombre, mi-lumière).



Par terre:


Bébé Grenouille des bois

Bébé Rainette versicolore











lundi 21 juillet 2014

La tournée des mares

Le 18 juillet au nord du parc de la Forêt Boucher. Accès au bout de la rue Antoine-Boucher, sentier en direction ouest, puis nord.

Ce secteur non protégé à zonage industriel est un véritable paradis de mares et d'étangs vernaux. J'ai fait le parcours munie d'un filet troubleau, question de chercher des larves d'odonates particuliers à ce type d'habitat.

Première mare:

Le 23 avril dernier, Nathalie, Josée et moi avions vu une salamandre à points bleus et des oeufs de salamandre à points bleus ici.





La mare est pleine de jeunes salamandres encore équipées de branchies.  Pas de larve d'odonate en vue. Le menu fretin semble essentiellement composé de petites larves d'éphémères.

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Deuxième mare:





Dans la mare ouverte, on voit des têtards et des punaises d'eau, mais pas d'odonates.

Dans les herbes subsiste un petit fond d'eau. J'y ai pêché quelques larves de lestes (Lestes sp.) que j'ai conservées pour tenter une émergence maison. 

Dans les herbes:





Beaucoup de bébés rainettes versicolores.

La demoiselle dominante est définitivement le Leste dryade (Lestes dryas).

Leste dryade (Lestes dryas)

Beaucoup de Sympétrums en émergence. J'ai capturé 6-7 sympétrums à différents stade de maturité. C'était tous des Sympétrums éclaireurs (Sympetrum obtrusum) et ils étaient tous porteurs d'hydracariens:

Sympétrum éclaireur (Sympetrum obtrusum) ténéral. On voit un hydracarien encore très petit. Il est embarqué sur son hôte lors de l'émergence.

Sympétrum éclaireur (Sympetrum obtrusum). Cette femelle était la plus chargée en hydracariens que j'aie vue ce jour là. Ils sont aussi plus gros que sur la photo précédente, car l'individu est plus âgé.
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Troisième station: l'étang argenté

Un grand étang vernal nommé officieusement par Laurent Lesage, un entomologiste professionnel que j'ai rencontré quelques fois ici, en référence aux majestueux érables argentés:




Cet étang temporaire contient encore de l'eau à hauteur de cuisse. Il ne sèchera peut-être pas complètement cette année. 

Il y a une grosse population de Quadrimaculées (Libellula quadrimaculata) ici. Elles se poursuivent encore. Il y a aussi des Lestes dryades (Lestes dryas) en quantité astronomique.

Petite parenthèse sur les maringouins: j'ai visité cet endroit en mai. La quantité de larves de moustiques dans l'eau donnait des frissons. Il y en a beaucoup moins dans l'eau maintenant. Ils sont tous en vol.

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Sur le sentier du retour, je me suis fait niaiser par de nombreuses Aeschnes immatures. J'étais équipée d'un filet troubleau, d'un filet aérien à manche court et d'un petit appareil photo de poche (point and shoot). Ce n'est pas l'équipement idéal pour étudier les Aeschnes.

Je publie les meilleures de mes misérables photos, qui permettent je crois d'identifier 3 espèces:




Aeschne du Canada? (Aeshna canadensis?)

Aeschne constrictor? (Aeshna constricta?)

Aeschne constrictor (Aeshna constricta)

Anax précoce (Anax junius), un individu très ténéral, au vol encore incertain. Il vient probablement d'émerger tout proche d'ici. C'est le premier Anax "cuvée locale" que je vois cette année, et je n'ai toujours pas trouvé d'exuvie.






mardi 3 juin 2014

Forêt Boucher

Dans la Forêt Boucher, le 1er juin vers 17h30. Je m'empressais de rentrer car j'étais attendue pour souper.

C'est à ce moment là que je suis tombée sur une cordulie vraiment rare dans notre région: la cordulie de Franklin (Somatochlora franklini)! Un grand moment. Inutile de préciser que le souper a attendu!


Cordulie de Franklin (Somatochlora franklini), mâle immature


Détail

Mes remerciements aux collègues du groupe facebook 'Northeast Odonata' qui m'ont confirmé l'identification- en moins d'une heure! C'est une grande aide de pouvoir compter sur un réseau de gens aussi passionnés et aussi experts.

Mon mentor de libellules Raymond Hutchinson, qui connait très bien les Somatochlora, m'indique que les larves se développent dans des trous d'eau qu'on aurait tendance à négliger lorsqu'on recherche des libellules.



Liste des espèces vues (31 mai, 1-2 juin):

Leste dryade (Lestes dryas)- en émergence
Agrion boréal (Enallagma boreale)
Cordulie de Shurtleffer (Cordulia shurtleffii)
Cordulie écorcée (Dorocordulia libera)
Cordulie de Franklin (Somatochlora franklini)
Épithèque d'Uhler (Helocordulia uhleri)
Épithèque épineuse (Epitheca spinigera)
Macromie brune (Didymops transversa)
Quadrimaculée (Libellula quadrimaculata)
Lydienne (Plathemis lydia)
Leucorrhine frigide (Leucorrhinia frigida)
Leucorrhine hudsonienne (Leucorrhinia hudsonica)


Il reste encore des espèces à découvrir dans la forêt Boucher. À suivre.

Pour s'y rendre: L'accès à la forêt peut se faire par le sud, via le Parc des Jardins-Lavigne, ou encore par le nord (comme j'aime le faire), en stationnant au bout du chemin Antoine-Boucher. Les deux points d'accès sont aussi desservis par les transports en commun.

mercredi 28 mai 2014

Forêt Boucher

Hier, dans les sentiers de la forêt Boucher, il y avait de nombreuses libellules en chasse. Juste un peu trop hautes pour mon filet.

  • Plusieurs épithèques. Les 2 que j'ai pu capturer étaient des épithèques épineuses (Epitheca spinigera)
  • 1 Épithèque d'Uhler (Helocordulia uhleri)
  • Plusieurs Quadrimaculées (Libellula quadrimaculata)
  • 2-3 Leucorrhines mouchetées (Leucorrhinnia intacta) immatures
  • 1 Lydienne (Plathemis lydia) immature
  • 1 Anax (Anax junius) mature
  • 1 Aeshne printanière (Basiaeshna janata)
Aeshne printanière (Basiaeshna janata), sur mon genou

Épithèque épineuse (Epitheca spinigera)

Épithèque d'Uhler (Helocordulia uhleri). Pas la photo du siècle, mais la seule que j'ai. Il frissonnait, probablement pour accumuler un peu de chaleur et lui permettre de s'envoler (c'est pas chaud aujourd'hui).

Tiens, une rainette crucifère. Avant je n'en voyais jamais. Cette année, quelques unes. Un bon printemps à rainette? ou mon sens de l'observation qui s'aiguise?


jeudi 3 octobre 2013

Forêt Boucher: bilan de saison 2013

Le 5 septembre, la ville de Gatineau a annoncé la création du parc de la Forêt Boucher!

La Ville a attribué un zonage récréatif à cette forêt d'environ 700 acres et a affirmé sa volonté de la protéger et de la mettre en valeur pour les générations futures. Bravo! Bien sûr, des sceptiques pourraient rappeler que le ministère des transports possède tout le centre de cette grande forêt et projette d'y construire une autoroute. D'autres trouble-fêtes pourraient aussi critiquer la notion de "mise en valeur" de la ville (cabane à sucre, tour d'observation, grande patinoire, parc à chiens sans laisse, etc).

Mais ne soyons pas cyniques, et enchaînons avec le sommaire des libellules que j'ai vues dans la Forêt Boucher au cours de la saison:

Tout d'abord, la rarissime Aeschne pygmée (Gomphaeschna furcillata):

Aeschne pygmée (Gomphaeschna furcillata) femelle, le 4 juin 2013 (en compagnie de Nathalie Bussières)

Ça m'énerve quand on me demande: pis, as-tu vu quèqu'chose de rare? Je vous le dis tout de suite: la seule espèce de libellule vraiment rare que j'ai vue cet été, c'est celle-là. L'Aeschne pygmée est considérée rare dans l'ensemble de son aire de répartition. Susceptible d''être désignée menacée ou vulnérable au Québec. Elle a un statut d'espèce vulnérable, en péril ou sévèrement en péril dans 25 états américains. Rare au possible. Pourquoi est-elle si rare? Peut-être parce qu'elle vit dans les tourbières et les marécages forestiers, des habitats peu communs et peu protégés.

Une fois évacuée la question de la rareté, la question suivante est souvent: t'en a tu vu beaucoup?  J'ai vu au moins 24 espèces.  Pas beaucoup comparativement aux quelques 125 espèces qui ont été répertoriées dans la région de l'Outaouais. Tout de même pas mal pour un territoire pourvu uniquement, en terme de milieu humide, de mares, d'étangs temporaires et de ruisseaux/fossés de drainage.

Quelques photos (en ordre chronologique; certaines sont reprises de billets précédents): 

Lydienne (Plathemis lydia), mâle immature (3 juin 2013)
Lydienne (Plathemis lydia), femelle immature (3 juin 2013)

Gomphe exilé (Gomphus exilis), femelle immature (3 juin 2013)

Anax précoce (Anax junius) (3 juin 2013)

Quadrimaculée (Libellula quadrimaculata), immature (4 juin 2013)


Épithèque à queue de beagle (Epitheca cynosura) (4 juin 2013)
 Épithèque canine (Epitheca canis) (4 juin 2013)
Julienne (Ladona julia), femelle immature (5 juin 2013)

Leucorrhine frigide (Leucorrhinia frigida) femelle (5 juin 2013)


Cordulie écorcée (Dorocordulia libera) (14 juin 2013)

Cordulégastre maculé (Cordulegaster maculata) mâle (14 juin 2013)

Leste à forceps (Lestes forcipatus), femelle ténérale tout juste émergée d'une ornière (19 juin 2013)

Leste dryade (Lestes dryas) mâle, parasité par des mites d'eau (11 juillet 2013)


Sympétrum intime (Sympetrum internum) (25 septembre 2013)
Leste tardif (Lestes congener) femelle (25 septembre 2013)

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La forêt Boucher est immense. Je suis loin d'en avoir exploré tous les coins. Voici quelques photos des habitats que j'ai visité régulièrement durant la saison 2013. Vous remarquerez qu'ici, on passe vite de l'extrêmement sec à l'extrêmement humide.

Premièrement, mon "sentier à libellules". C'est le prolongement du chemin Antoine Boucher.

14 juin: très riche en libellules immatures

25 septembre: plus rien


Au bout du sentier, le champ sec. Un terrain de chasse pour les libellules.

4 juin 2013. Nathalie Bussières en chasse.

Au bout du champ, on monte une petite butte et on se retrouve sur la lune:


Il y a ici une cuvette qui a été remplie d'eau pendant une bonne partie de la saison. J'y ai cherché des larves, mais n'en ai trouvé aucune.

14 juin 2013: la cuvette est patrouillée par 2 Lydiennes.
20 août 2013: la cuvette est maintenant sèche.

25 septembre 2013: des Sympétrums tardifs pondent dans la cuvette à nouveau remplie d'eau.


On revient sur nos pas. On s'enfonce maintenant au nord du chemin Antoine-Boucher. Techniquement, nous voici donc en dehors du parc de la Forêt-Boucher. Le sentier est emprunté par les VTT, qui y creusent de profondes ornières. Ces ornières sont demeurées emplies d'eau jusqu'en juillet. J'ai constaté avec surprise que ces mares temporaires abritaient une faune très riche (crapauds, tritons, grenouilles des bois et, du côté des libellules, des larves de quelques espèces de Sympétrums et Lestes, des Lydiennes, Gracieuses, Quadrimaculées et Épithèques en patrouille). Ça fait beaucoup de monde dans une flaque d'eau!

3 juin

Enfin, on arrive dans l'habitat le plus spectaculaire du coin: le marécage forestier. Une somptueuse "swompe", grouillante de vie. S'aventurer ici, c'est risquer de s'y perdre et de s'y enliser à tout jamais. C'est aussi découvrir un lieu empreint de beauté et de mystère. Magique.

Quelques photos. En commençant par un magnifique étang temporaire (vernal pond):

3 juin: de l'eau aux cuisses

20 août: presque plus d'eau

L'étang est entouré de forêt plus ou moins inondée dépendant de la saison. Certains secteurs sont dominés par le Thuya occidental:

30 avril: beaucoup de canards et des crevettes éphémères.

3 juin: beaucoup de maringouins

 D'autres secteurs sont dominés par l'Érable argenté et le Frêne noir:



11 juillet:
Ce jour-là j'ai vu une Aeschne de taille modeste et de couleur terne qui sondait les billots  avec son ovipositeur.  L'Aeschne pygmée? Fort possible.


20 août: presque sec

L'immense marécage forestier est situé au nord du parc, probablement hors-limite.

Il y a d'autres milieux humides dans la forêt Boucher, entre autres un grand marais herbeux et un ruisseau/fossé dans la partie sud du parc. Je n'ai fait que passer dans ces milieux. Ce serait certainement intéressant de les visiter plus régulièrement lors d'une prochaine saison.

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En résumé, la Forêt Boucher est pourvue d'une grande variété d'étangs vernaux, certains en milieu ouverts (cuvettes, ornières), certains en milieu forestier. Les scientifiques s'intéressent de plus en plus à ce type de milieux humides mal aimés (des "trous à bébittes"), mal protégés, mais qui sont les hôtes d'une flore et d'une faune vraiment uniques. L'inventaire préliminaire des libellules de la Forêt Boucher a confirmé la richesse de ses étangs vernaux, notamment par la découverte d'une libellule très rare, l'Aeschne pygmée. Il est à espérer que la création du parc municipal de la Forêt Boucher, annoncée le 5 septembre dernier par la ville de Gatineau, permettra de protéger la biodiversité de ces habitats et de les faire connaître et aimer de ses citoyens.


Liste préliminaire des espèces vues dans la Forêt Boucher au cours de la saison 2013:

Leste dryade (Lestes dryas)
Leste disjoint (Lestes disjunctus)
Leste à forceps (Lestes forcipatus)
Leste élancé (Lestes rectangularis)
Agrion boréal (Enallagma boreale)
Agrion résolu (Choenagrion resolutum)
Aeschne pygmée (Gomphaeschna furcillata)
Aeschne constrictor (Aeshna constricta)
Anax précoce (Anax junius)
Gomphe exilé (Gomphus exilis)
Cordulégastre maculé (Cordulegaster maculata)
Cordulie écorcée (Dorocordulia libera)
Épithèque canine (Epitheca canis)
Épithèque à queue de beagle (Epitheca cynosura)
Macromie brune (Didymops transversa)
Lydienne (Plathemis lydia)
Julienne (Ladona julia)
Quadrimaculée (Libellula quadrimaculata)
Gracieuse (Libellula pulchella)
Leucorrhine mouchetée (Leucorrhinia intacta)
Leucorrhine frigide (Leucorrhinia frigida)
Sympétrum intime (Sympetrum internum)
Sympétrum éclaireur (Sympetrum obtrusum)
Sympétrum tardif (Sympetrum vicinum)

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Localisation:

Emplacement de la Forêt Boucher et points d'accès (Google map)


Emplacement des sites que j'ai visités (Google Earth):




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Sources: